La « Dépression » est avant tout un signal, l’alerte d’un essouflement !
Celui de l’appel « au secours ».
C’est le langage d’un ressenti, une étape intermédiaire entre les mots et les maux, il peut jaillir de cette état, une possibilité pour le thérapeute d’agir en médiateur pour permettre à l’individu, de pouvoir se rencontrer avec lui même.
Faire face à son miroir sans maquillage, une occasion de sortir de la scène qu’il joue, du rôle qu’il croit devoir tenir mais qui l’étouffe!
Les premiers symptômes se traduisent par une sensation, d’extrême vigilance, une perte de spontanéité, un manque de sécurité, une difficulté à inspirer légèrement, une fatigue, une perte de motivation pour les activités habituellement préférées.
Cet état est très caractéristique par le fait qu’il est ressenti par un mal être, cela quel que soit, la situation de vie de la personne, parfois rien n’a changé, mais le regard de la personne seulement change, parfois même à l’arrivée d’un belle augure!
Il s’agit donc bien là, de la subjectivité de la personne.
C’est l’alerte d’un décentrage, d’un déséquilibre, du grain de sable qui intervient lourdement sur une équilibre déjà fragilisé.
La Dépression n’a rien à voir avec la difficulté lors d’une traversée de vie complexe!
C’est un mal non spectaculaire, il est sourd, à dose « homéopathique », il s’installe graduellement, il éteint l’énergie, il mine, il épuise, un conglomérat lancinant contre lequel la personne ne peut lutter.
Ce mal prend de plus en plus de place dans le quotidien de l’individu. Ensuite, il se fait place aux idées obsédantes, persécutrices, entraînant de l’anxiété, sensation d’étouffement.
La durée s’accompagne d’une montée graduelle, c’est un signe qui les distinguent d’un coup de « blues », ou d’une déprime saisonnière.
Il peut apparaître de l’agressivité, et/ou auto-agressivité, il s’accompagne d’une réticence à s’exposer à l’extérieur, le contact social devient une difficulté, le champs d’expression de l’individu se restreint en entonnoir. Ce moment de fragilisation est d’autant plus complexe, car si il n’est pas pris dans sa réelle dimension et/ou diminuée par l’entourage, il peut conduire à une forme de Dépression chronique.
Dans les formes les plus sévères à terme, la personne en recherche de solution de délivrance, peut mettre sa vie en en danger par un passage à l’acte d’autodestruction.
Cet état est une occasion de se pencher sur soi et oser écouter le murmure de ses fantômes intérieurs.
A travers cette souffrance, c’est un rendez vous qui se présente dans la vie de la personne. Cet état est une occasion de se pencher sur SOI et oser écouter le murmure de ses fantômes intérieurs pour leur restituer une place « justement choisie et non subie ».
